A propos

« Quoi de plus agréable que d’attendre pendant vingt heures sur des chaises en plastique inconfortables dans un décor froid à la peinture défraîchie pour un premier rendez-vous ? » ironise Miss Cloclo d’entrée de jeu. C’est en effet dans une salle d’urgence d’hôpital que celle-ci et son fidèle acolyte Jp Gilk – qui fait office de monteur vidéos, et d’éventuel co-scénariste – se rencontrent en personne pour la toute première fois.

Quelques heures avant ce fameux rendez-vous initial, ils ne se connaissent que par l’intermédiaire de médias sociaux, où ils ont néanmoins établi au fil du temps une certaine complicité. Ce soir-là, Miss Cloclo, alias Clothilde Alexandra Charron, en vient à confier par écrit à son ami virtuel être en proie à une crise de douleur particulièrement intenable. C’est ainsi que Jp Gilk offre de l’accompagner en milieu hospitalier… quoiqu’elle-même ne soit pas sans l’avoir fréquenté que trop souvent dans sa vie bien malgré soi. Certes, puisque tel que souligné avec humour dans la capsule « Je m’appelle June Osborne », la principale intéressée souffre bel et bien d’une maladie chronique, l’encéphalomyélite myalgique, et ce, depuis l’âge de 23 ans à peine, un syndrome encore très méconnu aujourd’hui.

Il y a cinq ans, elle subit d’ailleurs un traitement médical censé améliorer son état, mais qui paradoxalement, n’a pour résultat que de le dégrader encore davantage. Du reste, son parcours symptomatique et à travers le système de santé québécois est en soi à ce point inusité qu’il pourrait ultérieurement faire l’objet, sait-on jamais, d’une série de capsules plus « personnelles » en parallèle.

Toujours est-il qu’à partir de cette nuit d’attente fatidique, entre Jp Gilk et Clothilde Alexandra, une amitié se développe rapidement. Un jour, alors que cette dernière s’amuse devant lui en récitant des poèmes de son cru sur un ton déclamatoire,  Jp Gilk croit déceler en elle quelque prédisposition pour la comédie. C’est donc également à l’initiative de celui-ci qu’on doit la création de ce site, destiné a priori à des capsules humoristiques.

Il a pourtant fallu deux avant que Clothilde Alexandra n’accepte de se lancer dans l’aventure. De prime abord, pour elle, il n’en était absolument pas question, en raison notamment de ses problèmes de santé. « La seule aptitude pour le jeu que je croyais avoir, c’est celui de constamment feindre en public de ne pas être malade », affirme-t-elle mi-figue mi-raisin. Autrement, ça met les gens mal à l’aise, prétend-elle de but en blanc. « En plus, je n’avais pas entrevu de me retrouver sur le site être ainsi le centre d’attention: j’avoue que de mon côté, ça m’intimide un peu. »

Quant à son titre, « Les mille et une facettes de Miss Cloclo », Clothilde Alexandra raconte qu’il avait été choisi au départ entre autres du fait qu’elle est d’un naturel très expressif… « Ou très “mimiques”, précise-t-elle; en revanche, ça me met une certaine pression sur les épaules: comme l’interprétation comique est pour moi un terrain totalement inconnu, comment savoir moi-même si, sur ce plan, le nombre de “facettes” que je suis capable de découvrir et de dévoiler éventuellement au public n’est pas tout compte fait extrêmement “limité” ? », admet-elle pince sans rire.

Son hésitation initiale face à la proposition de Jp Gilk n’était donc pas sans être motivée également par l’absence chez l’un comme chez l’autre de toute expérience et formation devant ou derrière la caméra. Si ce n’est des études littéraires pour Clothilde Alexandra, un atout quant à l’écriture des textes Qui sait d’ailleurs si le site ne recueillera pas un jour quelques nouvelles de sa plume ? Pour sa part, Jp Gilk reconnaît, à l’instar de sa partenaire, ignorer les autres vocations potentielles du site.

En attendant, c’est en toute humilité… et en tant « qu’explorateurs »… que les deux complices vous présentent ces premières capsules humoristiques. Et quoi qu’il advienne, ce site vous promet de nombreuses autres capsules, où l’humour absurde sera toujours à l’honneur. Elles aborderont des sujets d’autant plus variés que Jp Gilk, « un excellent conteur de nature » de l’avis même de Miss Cloclo, et autres artistes littéraires se joindra à elle à titre de scénariste, avec sa verve bien à lui, ainsi que sa plume non moins affutée et tout aussi surréaliste !

Au plaisir !

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